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Journée de la Femme : Un peu d’histoire…

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Jaurès sur le vote des femmes (1906)

De 1905 à 1914 Jaurès publiera 170 articles dans la « Revue de l’enseignement primaire », peu différents de ceux qu’il donne à la même époque à l’Humanité (fondée en 1904) ou à La Dépêche. Dans cet article Jaurès traite de la participation des femmes à la vie politique de la cité, commente l’actualité sociale (la grève de Fougères qui divise les ouvriers) et présente la proposition du groupe socialiste d’instituer le droit de vote pour les femmes.

« Aussi bien, il ne faut pas se dissimuler qu’aucune solution profonde et définitive des questions religieuses, politiques, sociales, ne sera possible tant que les femmes n’auront pas donné leur adhésion, Ceux qui redoutent qu’elles exercent une influence réactionnaire se méprennent doublement. D’abord, ils oublient que ce n’est pas détruire une résistance que de la dissimuler. Si vraiment les femmes répugnaient invinciblement dans le fond de leur conscience à un régime de liberté qui en assurant le respect de toutes les croyances séparera l’Eglise de l’Etat ou à un ordre social nouveau, cet ordre nouveau porterait sur une base croulante. Et puis, l’œuvre d’éducation déjà accomplie, les leçons de l’école et de la vie ont préparé les femmes, non pas certes à un sectarisme de libre pensée, ou à une intégrale acceptation du socialisme, mais à des façons de juger plus indépendantes et plus larges qu’il y a un demi-siècle. Surtout, les ouvrières ou les femmes d’ouvriers, sont mêlées, directement ou par les maris et les fils, à la vie économique, à toutes les vicissitudes des luttes sociales. Elles sont associées, et au premier rang, aux souffrances, aux espérances, aux exaltations des grèves. Elles pâtissent des misères sociales dans leur chair et dans la chair de leur chair, dans le cœur de leur cœur. C’est le droit des femmes de donner une expression politique aux sentiments et aux pensées que la vie sociale fait naître en elles. Le projet de loi que le groupe socialiste au Parlement va déposer pour instituer le droit de suffrage des femmes ou plutôt pour étendre aux femmes tous les droits politiques et sociaux ne sera pas accueilli par l’indifférence et la raillerie. C’est un moment important de l’évolution sociale. »
De 1905 à 1914 Jaurès publiera 170 articles dans la « Revue de l’enseignement primaire », peu différents de ceux qu’il donne à la même époque à l’Humanité (fondée en 1904) ou à La Dépêche. Dans cet article Jaurès traite de la participation des femmes à la vie politique de la cité, commente l’actualité sociale (la grève de Fougères qui divise les ouvriers) et présente la proposition du groupe socialiste d’instituer le droit de vote pour les femmes.
« Aussi bien, il ne faut pas se dissimuler qu’aucune solution profonde et définitive des questions religieuses, politiques, sociales, ne sera possible tant que les femmes n’auront pas donné leur adhésion, Ceux qui redoutent qu’elles exercent une influence réactionnaire se méprennent doublement. D’abord, ils oublient que ce n’est pas détruire une résistance que de la dissimuler. Si vraiment les femmes répugnaient invinciblement dans le fond de leur conscience à un régime de liberté qui en assurant le respect de toutes les croyances séparera l’Eglise de l’Etat ou à un ordre social nouveau, cet ordre nouveau porterait sur une base croulante. Et puis, l’œuvre d’éducation déjà accomplie, les leçons de l’école et de la vie ont préparé les femmes, non pas certes à un sectarisme de libre pensée, ou à une intégrale acceptation du socialisme, mais à des façons de juger plus indépendantes et plus larges qu’il y a un demi-siècle. Surtout, les ouvrières ou les femmes d’ouvriers, sont mêlées, directement ou par les maris et les fils, à la vie économique, à toutes les vicissitudes des luttes sociales. Elles sont associées, et au premier rang, aux souffrances, aux espérances, aux exaltations des grèves. Elles pâtissent des misères sociales dans leur chair et dans la chair de leur chair, dans le cœur de leur cœur. C’est le droit des femmes de donner une expression politique aux sentiments et aux pensées que la vie sociale fait naître en elles. Le projet de loi que le groupe socialiste au Parlement va déposer pour instituer le droit de suffrage des femmes ou plutôt pour étendre aux femmes tous les droits politiques et sociaux ne sera pas accueilli par l’indifférence et la raillerie. C’est un moment important de l’évolution sociale. »

 

 

 

 

 

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